auteur
 

Virginie Michelet
 

éditeur

Editions l'Harmattan
 

tout le monde en parle

la critique de Rosselin

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l'auteur


 

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Comptes et légendes de la télévision sur internet
une femme raconte, témoigne, analyse

2000/2002.  Une femme parmi les WebTV : Pseudo.com (New York), CanalWeb (Paris) et Itinfo.TV (Suresnes !). 

Cette femme - l'auteur - est mère de trois enfants, en plein divorce, au chômage. 
Un jour, elle lit les pages saumon du Figaro : un certain Jacques Rosselin y parle de CanalWeb. 
Déclic : c'est ici qu'elle veut travailler.
A partir de cet instant, elle se lance dans une stratégie complexe pour y parvenir, qui passe par Paris VIII et Pseudo.com, la WebTV de New York qui a inspiré la création de CanalWeb.
C'est le début d'une aventure qui s'appuie sur les témoignages humains des collaborateurs de Pseudo, de CanalWeb, mais aussi de nombreux articles de presse et des réflexions personnelles sur ce média naissant.

La lecture de cet ouvrage, outre son aspect " parcours " permet de comprendre ce qui s'est joué dans cette avancée technologique et médiatique qui défraya la chronique en 2000. Les mises de fonds, l'impatience des acteurs, mais aussi une certaine puissance créatrice en herbe.

Les enjeux actuels de la Télévision Numérique Terrestre, du Haut Débit et plus largement de l'audiovisuel sur le Net s'en trouvent éclairés.

Malgré la chute vertigineuse de ce secteur ? aussi déraisonnable que ses débuts ?
L'auteur et le ton sont optimistes.
L'ouvrage est écrit de manière vivante, enlevée, claire.
Il se lit comme un roman.



extraits

extrait 1 : le récit

 " Un dîner en ville, un soir de janvier 2002, dans un restaurant branché de la capitale. (...) A ma gauche, une femme d'une trentaine d'années, la bouche étonnamment rétrécie, les lèvres minces, tirée à quatre épingles. (...) Au bout d'une interminable mastication, la question fatale se fait entendre : " Et vous, vous faites quoi ? ".
Il y a quelques minutes, j'ai appris entre deux tripotages de nourriture que la convive travaillait à un poste important (pardonnez-moi, j'ai oublié lequel) au sein du saint des saints de chez Pinault lui-même. Je me suis dit : " Elle en connaît un rayon ", et naïvement, je la pensais alliée, ou simplement sympathisante.

C'est alors que je vois sa petite moue en comprenant que je travaille dans l'internet, et en plus dans les WebTV ! : mépris, dédain, contentement de se sentir dans une position soi-disant inattaquable, début de sadisme.
(En fait, il suffisait de nous mettre côte-à-côte devant un miroir pour comprendre que c'était là sa seule parade.)
Malheureusement, le bon sens me quitte toujours dans ce genre de discussion (...)
Cela me rappelle une conversation récente : " Tu as " fait " trois start-up ? Et elles ont toutes disparu ?... Dis, tu ne leur porterais pas la poisse, par hasard ?! "
Et dire qu'il y a seulement un an et demi, je faisais la roue avec les autres et suscitais de l'intérêt, voire de la passion, dès que je parlais de mon travail...
Mais que s'est- il passé ? "
 

extrait 2 :  le témoignage

" En entrant, l'impression générale est celle d'une ruche. Cent quarante personnes y butinent.
Elles vont et viennent en hauteur sur des coursives. Puis disparaissent dans des alvéoles que l'on sent fébriles d'activité. Et de temps en temps traversent un espace central qui abrite une scène devant laquelle bourdonne un essaim de tables et de chaises en aluminium brillant, propices aux réunions improvisées, palabres et autres déjeuners dont les jeunes start-uppers font leur miel. 
A droite de l'entrée, le Bar, source de convivialité où coule le nectar des petits kirs du Jeudi soir. (...) Plus loin vers le mur du fond, un piano à queue annonce d'emblée une préoccupation importante des dirigeants : la musique. "
 

extrait 3 : l'analyse

" Regarder la télé, tout le monde connaît. C'est un usage défini, habituel, rentré dans les moeurs depuis cinquante ans, et qui correspond grosso modo à  un divertissement que l'on sirote tranquillement assis dans un canapé, souvent avec sa famille, et dont on peut parler à son voisin.
Rien à voir avec la façon bien structurée dont je m'assois, seule, devant mon ordinateur pour travailler.

Sur ce que la télévision a apporté à la société depuis cinquante ans, il y aurait beaucoup à dire. Mais laissons cela de côté. 
Les faits, rien que les faits.
La TV, comme tout média, est l'émanation díune société donnée. Qui existe aussi grâce à une technologie particulière. 
Il se trouve qu'en ce moment précis de l'histoire des médias, ces deux éléments sont en plein changement. 
La société parce qu'elle se centre de plus en plus sur l'individu ? ce que j'appelle l'individu-roi-connecté ? et la technologie parce qu'elle devient numérique. Comme ces bouleversements affectent beaucoup nos habitudes, nous avons tendance à opposer les deux mondes, alors qu'ils ne font que se compléter.

Ainsi, regarder des images sur le Net s'apparente à de la télévision mais n'en est déjà plus dans l'acception habituelle, fin du XXème siècle, du mot. "
 



ils en parlent...

Le livre du Jour de Radio France  18-19-20 janvier 03
 

Stratégies Newsletter    28 janvier 03
 
 

Journal du Net    20 février 03
 
 

Radio France International  23 - 26 février 03
 
 

CB NEWS -  n°736  -   3-9 mars 03
 
 

Parution.com  -   Lundi 24 mars 03

et
la suite de la critique
du livre par le fondateur de Canalweb...

Pas facile de raconter les deux années de la bulle Internet sans tomber dans la nostalgie geignarde ou la caricature. Virginie Michelet y parvient parce qu'elle en parle simplement comme d'une expérience professionnelle passionnante, en évitant les écueils habituels : le jargon des jobastres des nouvelles technologies de l'information, ou le sourire entendu des gros malins qui eux, savaient bien que tout ça n'irait pas bien loin et qu'ils l'avaient bien dit. Cette courte période était avant tout un moment fort de création d'entreprises, financées par des société de capital-risque qui méritaient enfin leur nom. 

Cet enthousiasme gagne la jeune mère de famille qui s'émerveille de ce que l'on puisse transmettre des images vidéo par le fil du téléphone et se dit qu'il y a sans doute ni plus ni moins qu'une nouvelle forme de télé en gestation. CanalWeb est le pionnier de l'époque, c'est donc là qu'elle veut travailler. Mais pour arriver à ses fins, Virginie Michelet fait un grand détour et se paie le luxe d'aller voir d'abord ce qui se passe à la Mecque, au coeur même de la Silicon Alley new-yorkaise, chez le pionnier américain Pseudo.com. Un chemin tortueux pour se faire embaucher par une entreprise française, mais après tout plutôt enrichissant. C'est d'ailleurs un des intérêts de ce livre que de pouvoir raconter la bulle vue des deux rives de l'Atlantique. 

Après cette première expérience, Virginie l'obstinée réussit à rejoindre et intégrer l'opérateur français de télévision sur Internet, vit son explosion, tout juste un an après celle de son inspirateur new-yorkais et termine sa trajectoire chez un des derniers survivants de cette époque, une petite start-up spécialisée dans la vente de vidéo sur Internet, mais cette fois côté BtoB. BtoB ? Mais oui, rappelez vous : le "Business to Business", l'ultime refuge des investisseurs blessés, en mal de revenus et de modèles économiques. Après tout devaient-ils se dire, une activité dont la définition contient deux fois le mot business ne peut qu'être salvatrice, et qui sait peut être rédemptrice... 

En prime notre intrépide mère de famille nous livre même sa vision de la télé du futur et surprise : c'est plutôt articulé, sans prétention et plein de bon sens. Mais le principal mérite de ce petit livre, qui se lit vite et bien, est sans doute de rappeler à ceux qui parlent aujourd'hui de l'Internet comme d'une maladie honteuse qu'il fut une époque où on a cru aux entrepreneurs et autres innovateurs de tout poil, et qu'on les a même encouragés et financés par dessus le marché ! Et ça se passait en France (mais si puisque je vous le dis), entre le printemps 1998 et le printemps 2000.
 

Jacques Rosselin
Fondateur de CanalWeb
( mis en ligne sur parution.com le 24/03/2003 )
 
 
 


au coeur de la vague de webtv
Cédric Petit - la Libre Belgique


La perspective d'avoir, sous peu, accès à un panel élargi de chaînes de télévision, via une connection ADSL, promet de révolutionner la petite lucarne. En France, TF 1 a mis en test auprès de 200 membres de son personnel cette nouvelle technologie, sous le nom de Dream TV, avec le désir de concrétiser son projet de télévision via ADSL d'ici la fin de l'année. En Belgique, où le taux de pénétration des connexions large bande est beaucoup plus élevé que dans l'Hexagone, Belgacom aurait également pareils desseins en vue. L'heure du couplage télévision-PC approche, sans avoir encore sonné.

Pour quelques-uns des «pionniers» de la télévision sur internet, la fin de la récréation a déjà sonné en avril 2002, date à laquelle Canalweb cessait ses activités. Créée en 1997 comme lettre d'information, la première webTV européenne concentrait tous les espoirs du secteur, sur le modèle de sa grande soeur américaine, Pseudo. En pleine euphorie Internet, nombreux étaient ceux qui y voyaient l'avenir de la télévision, appelée à se transporter sur l'ordinateur familial, sans tous les inconvénients de la télévision classique. Entre autres avantages: offre à la demande, possibilité de visionner a posteriori des émissions, coûts marginaux pour les producteurs...

Ce web-optimisme, Virginie Michelet l'a vécu de près, via ses collaborations aux deux entreprises, successivement pour pseudo.com, puis pour canalweb.net. Dans «La WebTV et moi», elle relate son expérience, sur le mode du récit biographique. Sous-tendu par l'idée qu'« une page de ce média est tournée, et j'en ai été l'actrice et le témoin », son livre retrace avec légèreté et en s'appuyant sur de très nombreux articles de presse, son parcours, qui débute sur les bancs de Paris VIII en janvier 2000 et qui s'achève au printemps 2002. Durant ces deux années, la jeune femme connaît les vicissitudes que traversent ces deux fleurons de la webTV qui, suite à un lancement tonitruant, ont dû baisser pavillon et revoir leurs ambitions à la baisse.
Haut débit coupable
Le constat est à la hauteur du désenchantement: vertigineux. Aucune des promesses placées dans la webTV n'a été tenue, les deux sociétés ayant connu le même destin cahotique. Sans rentabilité à court terme, elles ont toutes deux dû déclarer forfait après quelques mois de fonctionnement. Dans les deux cas, le coupable a le même nom. L'éclosion du modèle de télévision via Internet supposait l'accès au réseau à haut débit, qui n'était pas possible en 2001, mais qui l'est entretemps devenu (avec le dégroupage de la boucle locale en France).

A l'heure où l'avènement du nouveau média peut être envisagé de façon plus concrète, un livre en guise d'incitation à la prudence. Ce dont ont quelque fois manqué les web-entrepreneurs.


 
© La Libre Belgique 2003
 

La Libre Belgique  -  19 mars 03
 
 



 

les rendez-vous

Débat au Forum de la nouvelle FNAC Digitale à Paris 6°
Jeudi 20 mars 2003 - 18h
Journée d'ouverture du Salon du Livre 2003
 
 

Débat au Cube - Fête de l'Internet
Samedi 22 mars 2003 - 16h30
Netville-pilote d'Issy-les-Moulineaux


l'auteur

 

Un parcours tout entier tourné vers la communication, qui va de New York University Film School à Paris VIII (DESU de Réseaux câblés et Nouvelles Technologies) en passant par responsable de l'Audiovisuel en agence de communication jusquíà directrice commerciale de WebTV thématique.

Ceci est son premier ouvrage professionnel.


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(et les données de la dédicace, éventuellement)


quelques adresses utiles

répertoire du contenu audiovisuel sur le net :
www.loftv.com
 

site du gouvernement pour le développement des médias :
www.ddm.gouv.fr/actualites/depeches_afp/index.html
 

pour être au courant de toutes les nouvelles récentes sur le monde de líaudiovisuel :
www.satellifax.com
 

le DESU de Paris VIII :
www-desu-rc.univ-paris8.fr/rc/pag/cv.htm

Aora-creative
l'Agence de Communication graphique auteur de la couverture :
http://www.aora-creative.com
 

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